Deux mains qui se touchent doucement, illustrant le contact confirmé en haptopsychothérapie

Haptopsychothérapie : comprendre cette approche par le contact et l’affectivité

Sur ce site, un mot revient parmi les approches que je propose au cabinet, à côté de la psychanalyse, de l’hypnose ou de la sophrologie : l’haptopsychothérapie. C’est un terme peu connu, presque intimidant, et beaucoup de personnes qui le découvrent se demandent concrètement de quoi il s’agit. Est-ce une forme de massage ? Une thérapie corporelle ? Une pratique ésotérique ?

Cet article a pour but de démystifier cette approche : d’où elle vient, comment elle se déroule réellement en séance, à qui elle peut s’adresser, et en quoi elle se distingue des autres outils thérapeutiques que j’utilise à Nice.

Qu’est-ce que l’haptopsychothérapie ?

L’haptopsychothérapie est une approche thérapeutique issue de l’haptonomie, que le physiothérapeute et psychologue néerlandais Frans Veldman a nommée « la science de l’affectivité ». Le mot « hapsis », en grec, signifie le toucher, le tact ; l’haptonomie s’intéresse à la façon dont l’affectivité humaine se construit et se manifeste, notamment à travers le contact.

En haptopsychothérapie, il s’agit d’aider la personne à se reconnecter à son affectivité profonde — ce que Frans Veldman appelait le « self » — pour mobiliser ses ressources liées au désir et au plaisir de vivre. L’idée centrale est qu’un contact respectueux et confirmé peut aider à restaurer et développer la santé psychoaffective, en particulier lorsque des carences affectives précoces ou des vécus douloureux ont laissé des traces.

Comme le formulait Frans Veldman :

« La confirmation affective est indispensable au plein développement des potentialités de l’être. »

D’où vient cette approche ?

L’haptonomie a été développée par Frans Veldman à partir des années 1940, en marge de la psychologie académique classique, puis approfondie pendant plusieurs décennies à travers sa pratique clinique et son enseignement. Elle s’est d’abord fait connaître en périnatalité (l’accompagnement du lien parent-bébé pendant la grossesse), avant que ses applications en psychothérapie — l’haptopsychothérapie — ne se développent pour accompagner des adultes en souffrance psychique ou traversant un mal-être existentiel.

Il ne s’agit pas d’une méthode reconnue par un ordre médical ou labellisée par les autorités de santé françaises comme peuvent l’être certaines psychothérapies validées scientifiquement : c’est une approche complémentaire, qui s’inscrit — comme l’hypnose ou la sophrologie proposées au cabinet — dans un accompagnement plus large, et non comme un substitut à un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.

Comment se déroule une séance d’haptopsychothérapie à Nice ?

Une séance débute toujours par un temps d’échange verbal : la personne exprime ce qui l’amène, ce qu’elle souhaite explorer ou déposer. Ce n’est qu’ensuite, si cela a du sens et avec l’accord explicite de la personne, qu’un contact psychotactile peut intervenir — un contact des mains, par exemple, ressenti comme un point d’appui stable et sécurisant plutôt que comme un geste technique.

Ce contact n’a rien d’un massage ni d’une pratique de bien-être corporel : il s’inscrit dans une relation thérapeutique cadrée, où le thérapeute n’impose ni ne provoque rien. Il accueille ce qui émerge chez la personne — une émotion, un souvenir, une tension — sans jamais forcer le rythme. L’objectif est que la personne se sente « confirmée » affectivement, c’est-à-dire reconnue et accueillie dans ce qu’elle ressent, ce qui peut permettre une libération en douceur de représentations parfois enfouies depuis longtemps.

Comme pour les autres consultations au cabinet, une séance dure environ une heure, au tarif de 60 € (rendez-vous au cabinet, 15 rue Alfred Mortier à Nice).

À qui s’adresse l’haptopsychothérapie ?

Cette approche peut convenir aux personnes qui :

  • traversent un mal-être existentiel ou une souffrance psychique diffuse, difficile à mettre en mots
  • ressentent les traces de carences affectives précoces, dans l’enfance notamment
  • portent des représentations traumatiques qu’elles n’arrivent pas à aborder autrement, et souhaitent un travail progressif plutôt que frontal
  • cherchent une approche différente de la parole seule, plus enracinée dans le ressenti corporel et affectif

Comme pour toute approche thérapeutique, elle ne convient pas nécessairement à tout le monde : c’est précisément l’objet du premier échange en cabinet que d’évaluer, ensemble, si cet outil est pertinent pour votre situation — éventuellement en complément d’une psychanalyse, d’une sophrologie ou d’un suivi médical déjà en place.

Haptopsychothérapie, sophrologie, hypnose : quelles différences ?

Ces trois approches sont proposées au cabinet et partagent un même objectif — vous aider à retrouver un mieux-être durable — mais elles ne passent pas par le même chemin :

  • L’hypnose ericksonienne s’appuie sur un état modifié de conscience, atteint par la voix et le langage, pour mobiliser des ressources inconscientes.
  • La sophrologie travaille principalement par la respiration, la détente musculaire et la visualisation, dans un cadre plus actif et répétable en autonomie.
  • L’haptopsychothérapie passe par l’affectivité et, lorsque cela a du sens, par un contact psychotactile confirmé, pour agir sur des blessures souvent plus anciennes et plus profondément affectives.

Idées reçues sur l’haptopsychothérapie

Parce que le mot « contact » peut inquiéter ou surprendre, voici ce qu’il est utile de savoir avant une première séance :

  • Ce n’est ni un massage, ni un soin corporel de bien-être : c’est un outil thérapeutique intégré à une relation de soin cadrée.
  • Le contact n’est jamais imposé : il est toujours nommé, expliqué, et n’intervient qu’avec votre accord.
  • Vous restez actrice ou acteur de la séance à tout moment : vous pouvez interrompre, questionner, ou choisir de ne pas y avoir recours.
  • Ce n’est pas une pratique ésotérique ou une croyance : c’est une approche thérapeutique avec un cadre, une histoire, et des limites clairement posées.

FAQ

Qu’est-ce que l’haptonomie, exactement ?

L’haptonomie est la « science de l’affectivité » développée par Frans Veldman. Elle étudie comment l’affectivité humaine se construit, notamment à travers le contact et la confirmation affective. L’haptopsychothérapie en est l’application en psychothérapie.

Le contact physique est-il obligatoire pendant une séance ?

Non. Une séance commence toujours par un échange verbal, et le recours au contact psychotactile n’intervient qu’avec votre accord explicite, lorsque cela a du sens pour le travail en cours.

L’haptopsychothérapie remplace-t-elle un suivi psychologique ou médical ?

Non, elle s’inscrit comme une approche complémentaire, au même titre que l’hypnose ou la sophrologie proposées au cabinet. Si un suivi médical est nécessaire, il doit être maintenu en parallèle.

Combien coûte une séance d’haptopsychothérapie à Nice, et combien de temps dure-t-elle ?

Comme les autres consultations au cabinet, une séance dure environ une heure, pour un tarif de 60 €.

Où se déroulent les séances ?

Au cabinet de Sarah Jacotin, 15 rue Alfred Mortier à Nice (parking à proximité), du lundi au vendredi en après-midi.

Vous vous reconnaissez dans ce que décrit cet article, ou vous avez simplement envie d’en savoir plus avant de vous décider ? Le plus simple est d’en parler directement : appelez le 06 69 57 94 20, écrivez à sarah@mieuxetreavecsoi.fr, ou utilisez le formulaire de contact pour prendre rendez-vous au cabinet, 15 rue Alfred Mortier à Nice.