Comment nous délester de nos croyances limitantes pour avancer?

 

Comment se construisent nos croyances? Délester nos croyances limitantes pour avancer.

Lorsque nous sommes enfant, les informations fournies nous proviennent de toux ceux détenant l’autorité. A savoir nos parents et nos professeurs. Notre réalité se construit donc à travers le prisme de croyances multiples et multi-générationnelles. Puis les croyances viennent de nos propres expériences, et des personnes qui croisent notre chemin, sans oublier les médias…

Une croyance peut être aidante et peut nous pousser à donner le meilleur de nous même. Ainsi, croire que l’on peut atteindre un objectif difficile est essentiel pour effectivement l’atteindre. En revanche, une croyance peut être limitante, et peut devenir un véritable frein, capable de parasiter notre relation aux autres. Ou de nous bloquer lorsque nous devons prendre une décision, faire un choix ou passer à l’action.

Il est essentiel de savoir se délester de celles qui agissent sur nous comme des freins ou constituent des facteurs de stress, surtout lorsqu’elles ne nous appartiennent pas.

Comprendre le fonctionnement complexe de la croyance : la boucle auto-validante.

Nous passons notre temps à valider inconsciemment nos croyances : cela nous rassure et rend notre monde plus stable. La croyance est très complexe car elle se nourrit d’elle-même. Elle nous pousse à agir de manière à ce que nous continuions à la valider : ce que l’on nomme la boucle auto-validante.

D’abord, nous devons faire la part des choses entre nos croyances aidantes (énergiques) et nos croyances limitantes  (toxiques) afin de concentrer notre attention sur ces dernières, qu’il va falloir traiter. Ensuite, il est essentiel de comprendre leur origine. Pensons à certains souvenirs, anecdotes ou conversations qui nous ont marqués et faisons l’effort de nous interroger en faisant le lien avec les situations de blocage que nous vivons aujourd’hui. Interrogeons-nous : « qui m’a dit cela? » « qu’est ce que j’ai pu voir ou entendre qui me pousse à croire cela? »etc.

Il peut s’agir :

  • de la phrase blessante d’un professeur après une mauvaise note comme « tu es nul ».
  • de la mise en garde d’un parent dont nous avons intégré une ou plusieurs croyances pendant notre construction psychique comme « le monde est dangereux »; « il ne faut faire confiance en personne ».
  • de la moquerie d’un frère, d’une sœur ou d’un camarade d’école comme « tu es trop petit »; « tu es trop gros ».
  • d’un information choquante entendue au journal télévisé, répétée en boucle sur plusieurs jours etc.

Interrogeons-nous : « suis-je d’accord avec cela? »; « cela est-il réellement vrai? »

Nous devons apprendre à :

  • garder en tête que chaque individu pense, parle et agit selon ses propres croyances, et ne détient pas la vérité absolue. Cela aide à ne plus prendre pour argent comptant les remarques désobligeantes et à relativiser critiques et jugements.
  • prendre du recul par rapport à nos expériences de vie. C’est de comprendre que les gens qui ont réussi des choses exceptionnelles, ont eux aussi, échoué un moment donné.
  • prendre du recul par rapport aux médias. Les médias ne voulant vendre que du sensationnel et ne montrant que l’aspect négatif des choses.

Si nous ne faisons pas l’effort de remettre en question nos croyances limitantes dans le but de nous en débarrasser, elles continueront à se renforcer. Elles resteront un obstacle à nos réalisations et nous empêcheront de révéler le meilleur de nous-même.

la seule manière de casser une croyance limitante est de casser la boucle auto-validante.

« La folie est de se comporter de la même manière et s’attendre un résultat différent, » Albert Einstein.

le principe est d’agir en changeant le comportement pour inverser le processus. C’est la seule façon de se débarrasser d’ une croyance limitante.

Un exemple de coaching sur les croyances limitantes : comment d’en délester?

Sabrina a une phobie des chiens. Elle est persuadée que tous les chiens sont méchants et féroces et qu’elle va être attaquée. Chaque fois qu’elle croise un chien dans la rue, elle s’agite dans tous les sens et crie. Ce qui fait peur au chien en définitive, tout inoffensif qu’il soit. Ainsi, elle valide encore et encore sa croyance : « tous les chiens sont méchants. « ,car le chien se met évidemment à japper. Sabrina provoque les aboiements du chien sans même sans rendre compte. Elle est venue me consulter car elle voulait se débarrasser de cette phobie des chiens. Nous pratiquons des séances de coaching.

Ce que le coaching lui a apporté :

Nous avons élaboré ensemble une stratégie comportementale afin qu’elle puisse se comporter de manière différente à chaque fois qu’elle croise un chien et se réajuster au fur et à mesure. Ainsi, Sabrina est passée devant plusieurs chiens au cours de son coaching sans même y prêter attention, et elle s’est aperçue que sa croyance s’envolait et qu’elle n’était plus phobique des chiens. En effet, un jour, en demandant à la maîtresse, elle a même réussi à en caresser un. Bravo Sabrina!

Pour cela, nous avons aussi mis en place des exercices pour atténuer sa croyance en  modifiant son processus mental en une croyance aidante : « je peux passer à côté d’un chien sans avoir peur de lui ».