Le suicide chez les seniors et l’histoire de Jeanne.

 

Il est présent chez les personne âgées et représente aux alentours de 3000 décès chaque année pour des personnes de plus de 65 ans.

Le suicide chez les seniors : l’étiologie

Différentes raisons peuvent pousser une personne âgée à mettre fin à ses jours. Cela peut être la perte de son conjoint, l’autre n’étant plus là il n’y a plus de raison de vivre.

Le moment de la retraite peut être un moment difficile, l’impression de ne plus servir à quelque chose. Les projets d’avenir qui s’amenuisent, la solitude, la perte d’autonomie et la douleur physique et/ou psychologique autant de causes qui poussent au suicide.

La dépression reste la principale étiologie d’un suicide chez les seniors.

Cette dernière concernerait 3 millions de personnes âgées et serait dans la majeure partie des cas non diagnostiquée. Ainsi, il est primordial en cas de dépression que le médecin dans un premier temps puis le psychothérapeute détermine l’élément déclencheur de la dépression.

Voici une liste non exhaustive de symptômes qu’il est important de ne pas négliger. Et pour laquelle consulter son médecin traitant et/ou un psychothérapeute et/ou un psychiatre est indispensable  :

  • tristesse de la personne âgée
  • inquiétude sur la mort
  • angoisses récurrentes
  • pessimisme
  • douleurs intenses qui ne s’expliquent pas par des causes médicales
  • irritation anormale
  • perte de poids et manque d’appétit
  • fatigue, asthénie, léthargie
  • abus de médicaments…

Le suicide chez les seniors : les signaux

Repérer les idées de suicide chez les seniors n’est pas toujours chose aisée. Il existe des manifestations qui doivent alerter comme ne plus faire ses activités alors que la personne aimait cela auparavant. Un repli sur soi, une tendance à voir la vie en noir (envie de rejoindre ses proches décédés). Une perte de joie, un désintérêt pour l’alimentation etc.

Le suicide chez les seniors : la communication

Communiquer est fondamental pour déterminer la situation et réagir temps. Il est important d’être à l’écoute pour accompagner et soutenir la personne. La prise en compte de la parole est l’un des facteurs d’aide prioritaire pour les seniors en mal de vie.

Le suicide chez les séniors  : l’histoire de Jeanne  

Jeanne est une femme de 69 ans, cela fait 10 ans qu’elle a perdu son mari avec lequel elle n’a pas eu d’enfant. Elle est retraitée depuis 3 ans. Jeanne a fait une tentative de suicide et m’a été envoyée par son médecin traitant.

Jeanne arrive dans mon cabinet, vêtue de manière sombre, le dos à moitié courbé. Elle m’explique qu’elle ne veut plus être de ce monde car  la solitude lui pèse et elle ne s’occupe plus. Jeanne faisait de l’activité sportive avant de perdre son mari et aimait la vie.

L’élaboration thérapeutique :

Je verrai dans un premier temps si Jeanne a accepté le décès de son époux, puis nous mettrons en place des objectifs afin qu’elle puisse s’occuper en redonnant du sens à sa vie. Pour cela, j’utiliserai la Programmation Neuro Linguistique (P.N.L.).

Ce que les séances lui ont apportées :

Jeanne s’est inscrite dans un cours de tango, elle a changé son style vestimentaire et choisi des couleurs aujourd’hui plus gaies. Elle a fini par accepter le deuil de son mari et six mois plus tard elle faisait la rencontre de Georges.